Le statut étudiant entrepreneur, ou statut national étudiant-entrepreneur (SNEE), permet à un étudiant ou à un jeune diplômé titulaire du bac de mener un projet de création ou de reprise d'activité en étant accompagné par un Pépite, l'un des pôles étudiants pour l'entrepreneuriat. Gratuit et sans limite d'âge, il s'obtient sur dossier, devant un comité d'engagement, pour une année universitaire renouvelable. Il vise les étudiants en bachelor, en licence, en BUT ou en école post-bac, et les jeunes diplômés. Le SNEE accompagne votre projet, mais pour facturer, il faut en plus créer une entreprise, le plus souvent une micro-entreprise.
Le statut national étudiant-entrepreneur (SNEE) est un statut gratuit qui permet de mener un projet de création ou de reprise d'activité en étant accompagné par un Pépite, un pôle étudiant pour l'innovation, le transfert et l'entrepreneuriat. Il est accordé par le comité d'engagement du Pépite, pour le ministère de l'Enseignement supérieur.
Le réseau Pépite associe universités, écoles de commerce, écoles d'ingénieurs et acteurs économiques. Le SNEE existe depuis l'année universitaire 2014-2015.
Le statut est individuel : en équipe, chacun dépose son dossier. Vous n'avez pas besoin d'avoir déjà créé votre entreprise, et le projet peut être économique ou social, innovant ou non.
Ne confondez pas les trois dispositifs qui reviennent dans cette démarche :
| Dispositif | Ce que c'est | Comment l'obtenir |
|---|---|---|
| SNEE | Statut d'accompagnement gratuit, valable un an, renouvelable | Dossier en ligne, puis comité du Pépite |
| D2E | Diplôme d'établissement en un an, payant | Après le SNEE ; obligatoire pour un jeune diplômé |
| Micro-entreprise | Forme d'entreprise pour vendre ou facturer | Déclaration en ligne gratuite |
Tout titulaire du bac ou d'un diplôme équivalent peut demander le SNEE, qu'il soit étudiant, dès la première année après le bac, ou jeune diplômé, sans limite d'âge ni condition de nationalité (source : Service-Public.fr et ministère de l'Enseignement supérieur). Le ministère précise que le statut peut être délivré au-delà de 28 ans.
Il faut être inscrit dans l'enseignement supérieur (licence, BUT, bachelor ou école) ou être jeune diplômé, doctorants compris. Pour un jeune diplômé, l'inscription au diplôme étudiant-entrepreneur (D2E) est obligatoire.
Les alternants et les apprentis sont éligibles. En revanche, le remplacement du stage ne s'applique pas à leur activité salariée, et ils doivent informer leur employeur et leur tuteur pédagogique. Voyez notre page sur les études en alternance.
Le statut étudiant entrepreneur vous donne deux tuteurs du réseau Pépite, un accès à un espace de coworking, des aménagements d'emploi du temps et la possibilité de demander à remplacer votre stage obligatoire par votre projet (source : Service-Public.fr et ministère de l'Enseignement supérieur, 2026). Concrètement, vous bénéficiez de :
Mener un projet développe l'autonomie et la gestion de projet, des compétences transversales à valoriser. Le D2E peut aussi figurer sur votre CV.
Le SNEE ne vous dispense de rien automatiquement : il vous permet de demander à votre formation de remplacer un stage par votre projet, d'aménager votre emploi du temps ou de prendre une année de césure, avec l'accord de votre établissement.
Oui, sur demande au responsable de votre formation, après validation du Pépite et du responsable pédagogique. Selon le ministère de l'Enseignement supérieur, ce n'est pas une dispense mais une substitution, jugée au regard des objectifs du stage.
Il n'y a pas de convention de stage : votre établissement peut proposer un contrat pédagogique, avec des crédits ECTS à la place du rapport de stage. Aucune rémunération n'est prévue, et vous ne pouvez pas faire votre stage dans votre propre société. Si votre projet n'est pas retenu à la place du stage, voyez comment trouver un stage.
Oui : le statut ouvre droit à des aménagements de l'emploi du temps et à une année de césure, à demander à votre établissement.
Pour un étudiant, le Pépite n'est pas choisi : il est attribué selon l'établissement où vous êtes inscrit. L'incubateur de votre école ou de votre université ne remplace pas le SNEE : demandez-lui quel lien il a avec le Pépite de votre territoire. L'accompagnement à l'entrepreneuriat fait d'ailleurs partie des critères à regarder avant de choisir son école post-bac.
Pour obtenir le statut étudiant entrepreneur, vous déposez un dossier en ligne sur la plateforme de candidature du ministère de l'Enseignement supérieur, puis vous présentez votre projet devant le comité d'engagement du Pépite rattaché à votre établissement, qui vous répond par courriel. La démarche tient en cinq étapes :
En cas de refus, retravaillez votre projet selon l'avis du comité et recandidatez : la même année avec l'accord du Pépite, ou l'année suivante avec les mêmes identifiants.
Dans la plupart des Pépite, les candidatures sont ouvertes toute l'année, avec des comités dont les dates varient (source : ministère de l'Enseignement supérieur, 2026) : validez votre dossier même si elles semblent closes. Le statut est gratuit et dure une année universitaire, renouvelable sur demande.
Le diplôme étudiant-entrepreneur (D2E) est un diplôme d'établissement préparé en un an, accessible seulement après l'obtention du SNEE. Il est obligatoire pour un jeune diplômé, car il lui redonne le statut d'étudiant, et facultatif mais recommandé pour un étudiant.
Le D2E est payant : son coût est fixé par l'établissement qui le délivre. Un boursier de moins de 28 ans au 1er septembre peut demander à être exonéré des frais d'inscription. Le diplôme peut être prolongé une seule fois, sur deux ans.
Oui, un étudiant majeur peut créer une micro-entreprise en parallèle de ses études, avec ou sans le SNEE : il la déclare en ligne et gratuitement sur le guichet des formalités des entreprises, géré par l'INPI, puis paie des cotisations calculées sur son chiffre d'affaires.
Le SNEE ne crée pas d'entreprise : pour démarrer une activité, il faut une formalité d'immatriculation. Pour une activité réglementée, des conditions d'accès (diplôme, qualification) s'appliquent.
Voici les plafonds et les cotisations en 2026 :
| Activité | Plafond de chiffre d'affaires | Cotisations |
|---|---|---|
| Vente de marchandises | 203 100 € | 12,3 % |
| Services commerciaux ou artisanaux | 83 600 € | 21,2 % |
| Autres services (libéraux) | 83 600 € | 25,6 % |
Ces plafonds sont ceux de 2026 (source : Service Public Entreprendre, economie.gouv.fr). Les cotisations se calculent sur le chiffre d'affaires encaissé et se déclarent chaque mois ou chaque trimestre à l'Urssaf (source : Bpifrance Création, juillet 2026). Sans chiffre d'affaires, vous ne payez rien, mais une déclaration à 0 reste obligatoire.
Si vous êtes rattaché au foyer fiscal de vos parents, vos revenus figurent sur leur déclaration. Sinon, vous faites votre propre déclaration, au régime micro-fiscal.
Pas avec un titre de séjour étudiant. Selon Service-Public.fr, il ne peut pas cumuler les statuts d'étudiant et de micro-entrepreneur, car créer une entreprise exige un titre de séjour qui autorise une activité professionnelle. Le SNEE, lui, est ouvert à tout étudiant, quelle que soit sa nationalité.
Un étudiant qui lance son activité peut demander l'Acre, qui allège ses cotisations au démarrage, solliciter un prêt d'honneur sans intérêt ni garantie et, s'il est accompagné par un Pépite, concourir au Prix Pépite.
Pour vous informer, adressez-vous à Bpifrance Création, à l'Urssaf, aux chambres de commerce et de métiers, ou à l'INPI pour déposer une marque. Consultez aussi les avantages étudiants et les aides financières des étudiants.
Aucun diplôme n'est exigé pour créer une micro-entreprise, sauf pour une activité réglementée, mais une formation en gestion, en management ou en entrepreneuriat vous donne les bases pour piloter un projet.
Parcourez notre classement des bachelors en entrepreneuriat ou celui des écoles de commerce post-bac. Pour comparer, voyez comment choisir son bachelor et les accréditations des écoles de commerce.
Vérifiez votre éligibilité, candidatez auprès de votre Pépite, choisissez avec votre formation ce que le statut change, et ne créez une micro-entreprise que pour facturer. Même s'il s'arrête, votre projet reste une expérience à faire valoir lors de votre premier emploi.
Marion Jourand
Associée - Directrice du Pôle Consulting
Le statut vous donne deux tuteurs du réseau Pépite, un accès à un espace de coworking et à des ressources, des aménagements d'emploi du temps, la possibilité de demander à remplacer votre stage obligatoire par votre projet et l'accès à une année de césure. Il est gratuit et vous permet de concourir au Prix Pépite. Si vous êtes jeune diplômé, l'inscription au D2E vous redonne un statut d'étudiant pendant votre projet.
Le statut ne donne pas droit automatiquement à une bourse. Vous pouvez demander une bourse sur critères sociaux au Crous si vous préparez le diplôme étudiant-entrepreneur (D2E) et remplissez les conditions habituelles, notamment avoir moins de 28 ans lors de votre première demande. Un boursier peut aussi demander à être exonéré des frais d'inscription au D2E.
Pas avec un titre de séjour étudiant : selon Service-Public.fr, il ne peut pas cumuler les statuts d'étudiant et de micro-entrepreneur, car créer une entreprise exige un titre de séjour qui autorise une activité professionnelle. Le statut national étudiant-entrepreneur, lui, est ouvert à tous les étudiants, quelle que soit leur nationalité.
Entre 18 et 25 ans, vous pouvez demander l'Acre à l'Urssaf au plus tard 60 jours après le début de votre activité : pour une activité créée depuis le 1er juillet 2026, elle réduit vos cotisations de 25 %. Vous pouvez aussi solliciter un prêt d'honneur, personnel, sans intérêt ni garantie, et, si un Pépite vous accompagne, présenter votre projet au Prix Pépite.
Aucun diplôme n'est obligatoire pour créer une micro-entreprise, sauf pour une activité réglementée. Une formation en gestion, en management ou en entrepreneuriat aide toutefois à piloter un projet : bachelor en entrepreneuriat, école de commerce post-bac ou licence d'économie et gestion.