Parcoursup et ses voisins : comment se déroule l'admission à l'université en Europe ?

Publication le 18/01/2024 | MAJ le 18/01/2024
Parcoursup et ses voisins : comment se déroule l'admission à l'université en Europe ?

 

La plateforme Parcoursup en France suscite des interrogations.

À la recherche d'une meilleure approche, il est intéressant de jeter un regard sur la manière dont nos voisins européens gèrent l'admission à l'université.

Le Royaume-Uni privilégie l'individualité

Au Royaume-Uni, les étudiants formulent cinq voeux sur la plateforme "UCAS". Les résultats scolaires sont pris en compte, mais les professeurs doivent aussi prédire les notes attendues à l'examen du A-level.

Les candidats doivent rédiger un "personal statement" décrivant leur parcours académique et personnel, accompagné de lettres de recommandation.

Les établissements les plus prestigieux organisent des entretiens d'admission.

L'Allemagne décide tôt

En Allemagne, les élèves choisissent leur orientation dès l'âge de 10 ans, soit vers des métiers manuels et technologiques, soit vers le Gymnasium, préparant à l'Abitur (l'équivalent du baccalauréat) et à l'université.

Seuls un peu plus de la moitié des élèves d'une classe d'âge peuvent accéder à l'université. Les lycéens s'inscrivent directement auprès des établissements. Environ 40 % des matières sont soumises à un numerus clausus, notamment en médecine et en psychologie.

L'Italie mise sur l'examen

En Italie, les étudiants s'inscrivent dans les programmes de leur choix auprès des universités après avoir obtenu la maturità, l'équivalent du baccalauréat.

Certaines filières sélectives, comme la médecine, ont des places limitées au niveau national. D'autres matières prisées, comme l'ingénierie, font l'objet de tests d'entrée.

L'Espagne, une approche en deux étapes

En Espagne, l'entrée à l'université dépend d'une "note d'accès" basée à 60 % sur la moyenne générale du baccalauréat et à 40 % sur les épreuves de la Selectividad. Les programmes sélectifs exigent des épreuves facultatives pour accumuler des points supplémentaires et accéder à la filière souhaitée.

Alors que Parcoursup suscite des débats, ces différentes approches européennes offrent un aperçu des alternatives possibles.