Les erreurs à ne pas faire lorsqu’on intègre l’université
Les professeurs, parents, conseillers d’orientation vous le répètent tout le temps : le passage du lycée à la FAC, ce n’est pas si facile qu’il n’y parait. Accéder aux études supérieures signifie aussi le passage à la majorité. Naturellement, l’encadrement et l’implication du corps enseignant est beaucoup plus restreint qu’au lycée. C’est l’erreur que font beaucoup d’étudiants : choisir la fac par défaut ou parce qu’ils entendent que c’est le système qui ressemble le plus au lycée. Dans les faits, c’est totalement faux, et nous vous expliquons aujourd’hui quelles sont les trois erreurs à éviter lorsqu’on se lance dans un cursus universitaire :
- Croire que les Cours Magistraux (CM) sont facultatifs
C’est le grand cliché des universités : « personne ne va plus aux cours magistraux ». À quoi bon, les professeurs ne font pas l’appel. Grossière erreur que commettent là les nouveaux étudiants universitaires. Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de fiche de présence qu’il faut en profiter pour sécher les cours. Les cours magistraux sont là pour vous donner les connaissances qui vous seront indispensables en Travaux Dirigés (TD) ou Travaux Pratiques (TP). Les TD et TP, beaucoup plus pratiques et approfondis, seront donc durs à suivre sans la théorie apportée par les CM.
Il ne faut pas non plus oublier que les CM aboutissent, eux aussi, sur des partiels (les examens de fin de semestre) ! Être absent à une seule séance de CM peut faire perdre beaucoup de points lors de l’examen final, les précisions du maître de conférences et les exemples pris pouvant ne pas être retrouvés dans les ouvrages de référence. Les connaissances acquises en CM étant très vastes et très nombreuses, il faut prendre en note le moindre détail car celui-ci peut faire la différence à la fin du semestre.
En résumé : sécher les cours, la faute à ne pas faire à l’Université ! C’est une mauvaise habitude que beaucoup prennent et dont il faut se débarrasser, sous peine de rater son année. Rester chez soi est d’ailleurs encore plus tentant à la Fac car les étudiants ont « droit » à quelques absences par semestre, mais ces absences sont réservées pour les cas justifiés.
L’université, comme tout autre type de structure, nécessite que vous vous responsabilisiez au plus vite, et que vous preniez conscience de l’importance de l’assiduité dont il faut faire preuve. Se discipliner est une attitude obligatoire à adopter dans le cadre de votre insertion professionnelle future ! Autant s’y habituer au plus vite.
- Penser qu’on peut avoir un diplôme d’enseignement supérieur sans travailler
Certains étudiants, avec plus de facilités que d’autres, survolent le lycée et obtiennent leur Bac en commençant leurs révisions 48 heures avant les épreuves. A l’université, ça ne marche pas comme ça.. Il est quasi-impossible de rattraper une mauvaise note en se disant qu’on réussira le prochain contrôle : à la fac, le contrôle continu est peu, voire pas, existant et le seul moment où vous pouvez réellement tester votre niveau, c’est lors des partiels ! A part certains travaux à rendre à mi-semestre dans quelques disciplines, les professeurs ne vont pas venir vérifier que vous avez fait vos « devoirs ». Il n’y a qu’un seul moyen de savoir si vous comprenez les cours : faire ces devoirs et vérifier que les résultats de l’enseignant correspondent aux vôtres. Il faut donc être régulier, motivé et surtout très autonome.
Et à la fac, pas question de tricher pendant les partiels ! Premièrement, parce que si vous vous faites prendre en train de recopier votre cours, une sanction de 5 années sans pouvoir se présenter à un examen peut vous être appliquée. Mais surtout parce que tout est fait pour que la tricherie soit impossible. Les partiels se déroulent dans des amphithéâtres immenses avec, au minimum, une place libre entre chaque candidat. Le nombre de surveillants, dans la majorité des cas, devrait également vous dissuader de laisser trainer vos yeux trop longtemps sur la copie de l’un de vos camarades ou de souffler une réponse à un ami en perdition…
- Une vie étudiante ou un job étudiant trop prenant
Les études c’est cher, et ça ne rapporte rien… En tout cas, pas dans les premiers temps. Pour les moins aisés, pas d’autre solution que celle du job étudiant. Attention, mettre de l’argent de côté et s’habituer au monde professionnel est une bonne chose, mais pas au détriment des études supérieures. Si vous remplissez toutes vos heures de repos en travaillant, vous risquez vite d’être épuiser et de décrocher des cours. Si vous ne vous reposez pas un minimum, aucune chance que vous soyez en forme et que vous compreniez tout ce que les enseignants essaient de vous transmettre. Trouvez un équilibre vous satisfaisant, vous permettant d’étudier assidument, d’engranger quelques euros et de prendre du temps pour vous !
Il en va de même pour les associations étudiantes ! Il est important de faire partie d’un groupe à la fac, de trouver sa place. Seulement, il faut savoir s’investir sans mettre l’aspect éducatif de côté. Sécher les cours parce que votre association organise un rassemblement ou une manifestation, ce n’est pas la solution ! Si vous ne pouvez pas participer à un évènement, vous participerez au prochain.