Les bonnes méthodes de révisions
Une méthode infaillible qui nous permettrait de réussir tous nos examens à coup sûr, c’est le rêve de chaque étudiant. Malheureusement, il n’existe pas de solution miracle. Pour être bien préparé aux examens, il faut réviser. Seulement voilà, « réviser » c’est plus facile à dire qu’à faire. Trouver sa propre technique de révision, celle que l’on préfère aux autres, n’est pas toujours facile. Travail en groupe, fiches de révision, groupes de soutien… Selon si vous êtes encore au lycée ou si vous avez déjà intégré l’enseignement supérieur, il existe plusieurs façons de se préparer aux examens.
Réviser pour le Baccalauréat
Le baccalauréat, c’est avant tout l’aboutissement d’une longue année, où les connaissances qui vous sont inculquées sont aussi nombreuses que variées. Vous êtes interrogés sur un ou plusieurs sujets, étudiés pendant l’année scolaire et faire « l’impasse » sur l’un d’entre eux signifie déjà se mettre en danger. Un premier moyen d’être armé pour réussir le Bac, continuellement apprendre et appréhender avec sérieux tous les contrôles ponctuels durant l’année. Sans doute serez-vous déjà plus à l’aise lors d’une épreuve si le sujet a été traité en amont, lors d’une interro ou d’un devoir sur table…
La clé, c’est d’apprendre au fur et à mesure que les enseignants vous transmettent les connaissances. Mieux vaut apprendre un chapitre au moment où vous l’étudiez que d’essayer de le retenir en deux jours à l’approche du Bac. D’une part, vous n’aurez pas les explications « live » du professeur qui répond directement à vos questions ; mais également parce que le cerveau ne peut pas emmagasiner douze chapitres de 10 matières en une semaine. Formules mathématiques, dates historiques, démographie, évolution de l’Homme, verbes irréguliers – qu’importe le sujet, il faut y passer du temps pour que ça devienne un automatisme. A ce titre, ne négligez pas les heures d’études. Elles peuvent se révéler précieuses.
C’est le deuxième avantage d’un apprentissage progressif : faire vite et bien. Avec seulement quatre heures pour terminer des exercices souvent très longs, les épreuves du Bac nécessitent de l’efficacité. On passe toujours plus de temps sur un problème si on n’a pas déjà les solutions bien en tête. A force de s’exercer à résoudre des équations en cours, à se repasser des dates clés ou à rédiger en anglais, ça devient un automatisme. Répondre rapidement aux premières questions de chaque matière (qui sont toujours les plus simples), ça vous permet de garder du temps pour plancher sur les plus compliquées.
Attention, avoir bien réussi votre année scolaire ne vous dispense pas de révisions. Il convient au contraire de « finir en beauté ». Il est toujours plus prudent de s’assurer que tout est bien présent dans votre mémoire. C’est là qu’interviennent les fiches de révisions. Réaliser une fiche de révisions, c’est tout simple. En vous basant sur vos cours détaillés, surlignez les informations/formules/dates indispensables et reportez-les sur une fiche cartonnée que vous pourrez transporter partout avec vous. Réaliser ces fiches, c’est déjà réviser puisque vous faites fonctionner votre mémoire visuelle. Ces fiches vous permettent également de bénéficier d’une vue d’ensemble, de vous approprier le « plan » du cours.
Une bonne astuce : utiliser des codes couleurs (une couleur pour les titres, une pour les dates, une pour les formules, etc.)
Le dernier secret pour des révisions profitables, c’est d’être appliqué à la tâche. Résoudre un petit exercice entre deux séances télé ne sert à rien – il faut y passer du temps. A l’approche du BAC, motivez-vous et bloquez au moins deux heures par jour dans votre emploi du temps. Entraînez-vous plusieurs fois au même exercice pour être sûr d’avoir acquis la méthode de résolution. Concernant les langues vivantes, n’hésitez pas à réviser avec vos amis pour pratiquer la langue et vérifier que vous ayez bien retenu les conjugaisons.
Réviser pour les examens à l’Université
A la fac, c’est un peu différent. Impossible de s’assurer que l’on a bien tout compris à un chapitre dans les moindres détails puisque, dans la plupart des matières, il n’y a pas de contrôle de connaissances. En tant qu’adulte responsable, le corps professoral et l’université en général vous fait désormais confiance pour être assidu et travailleur. Vous n’avez plus besoin d’être encadré, vous devez pouvoir juger de vos capacités. Si vous estimez qu’un sujet reste flou, c’est à vous d’aller voir l’enseignant, car lui ne viendra pas spontanément vous demander si vous avez tout compris. De nature autodidacte, allez chercher l’information par vous-même mais assurez-vous de bien l’avoir saisi.
Le secret, à la fac, c’est de tout prendre en note. Le plus possible, du moins. Rarement le maître de conférence n’évoquera de « l’anecdotique ». Vous penserez peut-être qu’un détail sera sans importance, mais ce même détail pourra peut-être s’avérer très utile si vous avez besoin d’un exemple pendant un partiel. Il ne faut négliger aucune information : si les professeurs vous parlent de quelque chose, c’est que c’est important donc prenez-le en note.
C’est pour cette même raison que les fiches de révisions sont plus dures à réaliser à l’Université : on vous transmet en moyenne deux fois plus d’informations en études supérieures qu’au lycée. Trop de choses importantes à retenir et pas assez de place sur votre fiche cartonnée… Vous aurez l’impression de simplement réécrire vos cours. Pas de panique, il existe une manière beaucoup plus bénéfique pour réviser à l’Université !
La grande majorité des établissements mettent à disposition des étudiants, et ce dans chaque matière, des groupes de travail et du tutorat. Les groupes de travail se mettent en place généralement vers le milieu du premier semestre pour permettre aux étudiants de ne pas être seuls pendant leurs révisions. Durant ces séances, les élèves qui se heurtent à un problème ou une question peuvent partager avec leurs camarades et ainsi leur faire profiter de la solution apportée. Une méthode de travail dont raffolent ceux qui ont parfois du mal à s’adapter au rythme universitaire.
Le tutorat part du même principe : les étudiants notent quelque part toutes les questions auxquelles ils se heurtent durant la semaine et, le jour venu, demandent des réponses à des étudiants d’années plus avancées (voir même parfois des diplômés). Ainsi, ces tuteurs peuvent cerner les sujets qui posent le plus de problèmes aux étudiants et les éclaircir.
Réviser pour les concours aux Grandes Ecoles
En ce qui concerne les Grandes Ecoles, le contrôle de connaissances est continu. Il n’y a donc pas de technique spéciale pour les réussir, il suffit de suivre attentivement les cours et de bien tout apprendre au fur et à mesure. Pour cela, les méthodes citées ci-dessus sont applicables : fiches (il est très facile de trouver sur internet des fiches de révisions sur divers sujets), travail en groupe, etc.
En revanche, ce pour quoi il faut travailler d’arrache-pied ce sont les concours d’admission aux Grandes Ecoles. Le plus important, c’est de se mettre en situation d’examen pour ne pas être trop stressé le jour J. Entrainez-vous à travailler plusieurs heures d’affilées comme ce sera le cas lors des épreuves, ça vous aidera à gérer votre stress puisque vous vous serez auparavant familiarisé avec les conditions d’examens. Réservez-vous des créneaux de 3 à 4 heures, le weekend, et imposez-vous un ou des sujets à traités.
Vous pouvez pour cela vous munir d’Annales composées des épreuves et corrigés des années précédentes. Les Annales rassemblent en général toutes les matières, il y a donc peu de chance que vous tombiez le jour des concours sur un sujet que vous n’avez pas revu.