L' apprentissage dans l'artisanat en pleine croissance : les diplômes du supérieur en vogue

Publication le 12/10/2023 | MAJ le 12/10/2023
L' apprentissage dans l'artisanat en pleine croissance : les diplômes du supérieur en vogue

Les métiers artisanaux attirent de plus en plus de jeunes

L'apprentissage dans l'artisanat connaît un essor impressionnant, avec plus de 200 000 jeunes en formation en alternance au cours de l'année scolaire 2021-2022, selon le baromètre ISM-Maaf.

Une hausse significative concerne les diplômes du supérieur, si le bachelor entrepreneuriat avait déjà le vent en poupe, les élèves continue à privilégier une carrière au centre du savoir faire.  Malgré une réduction prochaine des subventions aux centres de formation d'apprentis (CFA), .

Une croissance marquée des effectifs

Cette année scolaire a enregistré une première historique, avec plus de 200 000 jeunes optant pour la formation en alternance, marquée par une augmentation des cursus du supérieur, selon le dernier baromètre de l'Institut supérieur des métiers (ISM)-Maaf.

Cette étape symbolique, avec 201 000 inscrits, représente une croissance de 14 % par rapport à l'année précédente, déjà en hausse de 14 %. Ce record dépasse celui de 2010, avant un déclin suite à la réforme de l'apprentissage de 2018, souligne Catherine Elie, directrice des études à l'ISM.

la hausse des diplômes du supérieur

Désormais, un apprenti sur quatre se forme dans l'artisanat. La deuxième forte augmentation des effectifs a touché tous les secteurs, toutes les régions, les zones urbaines et rurales, et tous les niveaux de diplômes.

Notamment, les titres du supérieur ont connu une hausse marquée : +40 % en BTS, +32 % en licence, bachelor ou master, totalisant plus de 34 000 étudiants cette année, représentant désormais 17 % des effectifs, soit 7 points de plus qu'en 2019. Cette tendance suit l'orientation générale de l'économie qui valorise l'élévation des compétences.

Par exemple, dans des domaines tels que la maintenance automobile, deux années de CAP ne suffisent plus à maîtriser toutes les compétences techniques et transversales requises.

la réforme de l'apprentissage en 2018

La réforme de 2018, qui a assoupli l'ouverture des sections d'apprentissage, a particulièrement favorisé les formations supérieures, principalement les BTS.

Les apprentis diplômés d'un baccalauréat professionnel, par exemple, ont désormais plus de possibilités de poursuivre leurs études. Les jeunes cherchent à approfondir leurs connaissances, ce qui se traduit par des taux d'insertion encore plus élevés, rassurant à la fois les jeunes et leurs parents.

Cette situation suscite des débats. Certains, comme Bruno Coquet de l'OFCE, critiquent les effets de l'octroi d'une prime de 6 000 euros pour chaque embauche d'un apprenti jusqu'au niveau bac+5, estimant qu'elle devrait être concentrée sur les niveaux de qualification initiaux.

En revanche, les partisans de la mesure soulignent qu'un retour à la situation de 2018, limitant la prime au bac et aux entreprises de moins de 250 salariés, renverrait une image dépassée de l'apprentissage, en tant que filière réservée aux élèves en difficulté scolaire.