ERASMUS +
Erasmus est mort, vive Erasmus ! Depuis sa création en1987, le programme européen a toujours eu à cœur la mobilité des étudiants et a ainsi permis à de nombreux jeunes de partir à l’étranger dans le cadre de leurs cursus. Alors partie intégrante du « Programme pour l’Éducation et la Formation tout au long de la vie » qui prit fin en 2013, Erasmus laisse désormais sa place à un petit frère ambitieux : Erasmus +.
Erasmus +, qu’est-ce que c’est ?
Le programme Erasmus + suit les traces de son prédécesseur en promouvant la mobilité et la coopération dans le cadre européen. En fournissant des aides financières et l’accès, pendant 3 à 12 mois, à des cours dans une université d’un pays de l’Espace économique européen, Erasmus + est le nouveau programme de l’Union Européenne pour l’éducation et la formation, la jeunesse et le sport.
Le principe essentiel de ce programme est donc de profiter du système LMD (licence/master/doctorat), pour permettre davantage d’échanges étudiants. En effet, grâce au système d’équivalence reconnu dans les établissements de formations supérieures européens, les bénéficiaires d’Erasmus + pourront valider les ECTS (crédits européens sanctionnant les unités d’enseignement nécessaires à l’obtention d’un diplôme) sans soucis et poursuivre par la suite leur cursus normalement.
Qu’est-ce qui change ?
Erasmus +, même s’il marche dans les pas de son prédécesseur, a été développé avec de nouveaux objectifs. En effet, ses créateurs affirment avoir « gardé tout ce qui était bien » dans l’ancien programme, tout en y ajoutant des nouveautés. Et d’ailleurs, voici un tour d’horizon de ces nouveautés :
- Sept programmes distincts : le nouveau programme comprend désormais sept branches distinctes, bénéficiant chacune d’un budget différent et clairement séparé.
- Poursuivre l’expérience Erasmus après ses études : il est désormais possible de faire une mobilité après le Master 2. La demande doit être faite pendant la dernière année de l’étudiant sur les bancs de l’université.
- Une plateforme en ligne : la création d’un outil linguistique en ligne marque cette nouvelle version d’Erasmus. En prenant des cours de langue en ligne, l’étudiant facilite son séjour et évalue l’amélioration de son niveau.
- Simplification les démarches administratives : souvent pointé du doigt pour la complexité de ses démarches, la nouvelle version est simplifiée à ce niveau-là puisque les inscriptions se font désormais en ligne.
- Le nombre de participants : avec un budget 40 % plus important que celui d’Erasmus, les organismes participants espèrent toucher 2 millions d’étudiants d’ici 2020 (alors qu’ils avaient été 3 millions à avoir profité de la version originale).
- Le taux de bourse : le taux de bourse est dorénavant fixé et prend en compte le niveau du coût de la vie dans chacun des pays. En clair, vous ne recevrez pas le même montant si vous partez en stage en Suède que si vous allez étudier au sein d’une université londonienne.
Pour qui ?
Sont concernés par l’Erasmus +, tous les étudiants en deuxième année d’études jusqu’au doctorat. Les intéressés peuvent ainsi passer jusqu’à douze mois dans un établissement étranger. Une condition demeure cependant : l’établissement d’origine doit être titulaire de la charte universitaire Erasmus +, mais également prendre en charge l’organisation de l’échange. L’école sera donc en charge de la mise en place du contrat pédagogique obligatoire pour tout départ.
Quel est l’intérêt d’Erasmus + ?
De manière évidente, l’avantage premier du programme, c’est la pratique de la langue. « Partir en Erasmus », c’est non seulement suivre des cours dans une langue étrangère, mais aussi vivre chaque jour dans un pays où l’on ne parle pas votre langue native. L’immersion dans une culture étrangère s’avérera être un avantage de poids si vous décidez de vous orienter vers un domaine à dimension internationale.
L’autre avantage évident du programme, c’est l’expérience à clairement mettre en évidence sur un CV et en entretien. Avoir fait ses études dans un pays étranger, c’est montrer à un futur employeur une facilité d’adaptation, une personnalité curieuse et une grande motivation. Car ne l’oublions pas : il faut être un bon élève pour partir en Erasmus ! C’est votre établissement qui organise l’échange, c’est donc aussi lui qui le valide. Sans un bon dossier, beaucoup plus maigres sont les chances de partir là où vous le souhaitez. Autrement dit, pouvoir déclarer que l’on est étudiant Erasmus, c’est un atout de poids qui fera sans doute la différence dans certains domaines où les profils étudiants se ressemblent tous plus ou moins.
Quel pays choisir et pour combien de temps ?
L’anglais est la langue la plus parlée dans le monde, c’est une langue de communication absolument indispensable. C’est la raison pour laquelle les bénéficiaires du programme sont souvent candidats à un séjour au Royaume-Uni ou en l’Irlande. Cependant, avec l’élévation des frais de scolarité dans les universités britanniques, de plus en plus d’étudiants se réorientent vers des pays qui proposent des cursus « in English », comme le Danemark, la Suède, la Finlande et les Pays-Bas.
L’Espagne et l’Allemagne sont également très demandées, elles sont respectivement les deuxième et troisième destinations préférées des Français.
Ce n’est pas tout de sélectionner un pays qui vous attire, il faut également prendre en compte votre budget dans le choix de la destination. Même si la bourse Erasmus+ prend désormais en compte le coût de la vie pour chaque destination, si votre budget reste mince, évitez les grandes capitales ou les pays d’Europe du Nord dont le niveau de vie et les loyers sont élevés.
Pour ce qui est de la durée, les étudiants français partent en moyenne un peu plus de 6 mois pour un séjour d’études, et un peu plus de 4 mois pour un stage.