Congé menstruel : les étudiants des Grandes Écoles

Publication le 16/02/2026 | MAJ le 16/02/2026
Congé menstruel : les étudiants des Grandes Écoles

Le Bureau national des étudiants en école de management (BNEM) place la question du congé menstruel en business school au cœur de son mandat 2026. L’organisation étudiante, active depuis 2020, ouvre une large consultation auprès des étudiants des Grandes Écoles de management françaises afin de finaliser une charte d’engagement pour le bien-être menstruel destinée aux directions d’établissements.

Le congé menstruel encore absent des business schools

Si plusieurs universités françaises ont déjà adopté le congé menstruel à commencer par l’Université d’Angers, pionnière en 2023, suivie notamment par Montpellier la mesure ne s’est pas encore généralisée dans les écoles de commerce et de management.

En 2026, le droit français n’impose toujours pas aux entreprises ni aux établissements d’enseignement supérieur de mettre en place un congé menstruel. La dernière proposition de loi en ce sens a été rejetée.

Certaines organisations privées ont néanmoins instauré des dispositifs internes permettant aux salariées souffrant de règles douloureuses de bénéficier de jours d’absence spécifiques.

Dans les business schools, la question reste donc largement ouverte.

Une charte pour structurer le congé menstruel en Grande École de management

Face à l’absence de cadre juridique national, chaque établissement reste libre de définir les modalités d’un éventuel congé menstruel : nombre de jours accordés, justificatifs demandés, modalités de rattrapage des cours ou encore compensation des absences.

Le BNEM souhaite harmoniser les pratiques en proposant une Charte d’engagement pour le bien-être menstruel dans les Grandes Écoles de management.

Parmi les mesures phares proposées :

  • Jusqu’à 10 jours d’absence par an,

  • Un maximum de 2 jours consécutifs par mois,

  • Sur présentation d’un certificat médical annuel simplifié,

  • Déclaration de l’absence sous 48 heures,

  • Rattrapage obligatoire des cours manqués,

  • Communication claire et proactive de la part de l’établissement.

La situation spécifique des étudiantes en alternance reste à préciser, notamment en articulation avec les entreprises d’accueil.

Une consultation nationale des étudiants en école de commerce

Avant transmission officielle aux directions des business schools, le BNEM engage une phase de consultation. La première version de la charte sera diffusée auprès des présidents de BDE et responsables associatifs des écoles de management afin de recueillir témoignages et propositions d’amendements.

L’objectif : porter une position consolidée et représentative des étudiants en école de commerce auprès des directions, et faire progresser la reconnaissance de la santé menstruelle et gynécologique en Grande École.

Avec cette initiative, le BNEM inscrit la question du congé menstruel dans le débat plus large sur le bien-être étudiant, l’égalité et l’inclusion dans les business schools françaises.