Pourquoi pas… Une école d’ingénieurs en réseaux et télécom après un DUT ?

Publication le 29/10/2012 | MAJ le 12/12/2022
Pourquoi pas… Une école d’ingénieurs en réseaux et télécom après un DUT ?

 Le domaine des réseaux et télécommunications fait partie de ceux qui n’ont pas connu la crise. Les jeunes ingénieurs diplômés ne peinent absolument pas à intégrer le marché du travail, dans divers corps de métiers, et à y trouver une rémunération motivante ! En effet, en sortant d’une formation à Bac +4/+5, les jeunes « ingés » s’en sortent en moyenne avec un salaire allant de 30 k à 35 k € par an.

Parmi les meilleures écoles d’ingénieurs spécialisées en réseaux et télécommunications classées par SMBG, le diplôme « Ingénieur Télécom Bretagne » fait bonne figure avec une excellente 3e place. Formation de 3 ans accessible après une prépa dans son cursus classique, elle l’est également en apprentissage pour les élèves issus d’un DUT. C’est le cursus qu’a décidé d’emprunter Guillaume il y a quelques années. Il revient sur son expérience.

 

SMBG : Quel a été ton parcours avant d’intégrer Télécom Bretagne ?

Guillaume Ninot : Suite à l’obtention de mon Bac S, je me suis dirigé vers un IUT. J’ai alors obtenu, en deux ans, un DUT Réseaux et Télécom, à Clermont-Ferrand. Pour la suite de mes études, je me suis alors mis à la recherche d’une école d’ingénieurs. Ma principale préoccupation était alors de trouver un programme à la fois reconnu, mais également accessible, étant donné que je ne venais pas d’une classe préparatoire. J’ai alors découvert que Télécom Bretagne possédait une filière spécifique, ouverte aux titulaires de DUT, à réaliser en apprentissage.

 

SMBG : Comment s’est effectuée la sélection ?

Guillaume Ninot : Il n’y a pas de concours à passer. La sélection se fait sur dossier. Ce dernier contient le CV, la lettre de motivation, les résultats académiques… Si l’on est retenu, il y a une seconde étape constituée de deux oraux. Le premier d’entre eux est réalisé face à des professeurs de l’école. Le second s’effectue face à un jury de professionnels, partenaires de l’école, qui évaluent les acquis et la pertinence du projet professionnel.

 

SMBG : Comment se sont déroulées les 3 années que tu as passé là-bas ?

Guillaume Ninot : Tout d’abord on remarque que le contenu des cours est beaucoup plus théorique. C’est assez frappant, surtout quand l’on est issu d’un IUT durant lequel on acquiert un excellent bagage technique. Il a fallu se recentrer sur des cours de mathématiques, de physique… mais cela s’est bien passé. Il y avait d’autres matières transversales également comme l’économie, le droit, assez pointues.

Le rythme de l’alternance est appréciable. On commence en effectuant un mois en cours puis un mois en entreprise. Au fur et à mesure que la formation avance, la durée du séjour en entreprise, comme à l’école, s’allonge jusqu’à terminer sur une période de 6 mois consécutifs. Nous sommes également supervisés par un tuteur qui opère un suivi sur nos expériences en entreprises, veille à ce que tout se déroule au mieux.

 

SMBG : Où as-tu effectué tes périodes en entreprise ?

Guillaume Ninot : J’ai effectué mon apprentissage chez Etrali, qui fait partied’ Orange Business Services. Cette entreprise intervient au niveau des systèmes de téléphonie dans les salles de marchés. C’est un milieu avec des besoins spécifiques, où les appels sont extrêmement nombreux et même parfois simultanés. J’évoluais au sein de l’équipe support et validation, durant les deux premières années, à Paris. On travaillait essentiellement sur l’amélioration des versions des produits.

Pour la dernière année, je suis parti à Londres, dans une filiale de l’entreprise. J’étais également en « support » mais majoritairement en contact direct avec les clients, les chefs de projets. C’était une dimension bien plus opérationnelle de l’apprentissage.

Il est important de souligner que c’est l’école qui m’a proposé ce terrain d’apprentissage. Le réseau de l’établissement et l’expertise des professeurs sont plus à même de nous faire bénéficier d’une expérience professionnelle adaptée à la fois à nos profils et à l’application des cours de la formation.

 

SMBG : Où travailles-tu maintenant ?

Guillaume Ninot : On m’a proposé de rester à Londres, mais je souhaitais revenir en France. Je travaille à présent à Lyon, chez un éditeur de logiciel, qui aide les entreprises à éliminer le papier et à améliorer leurs processus de gestion. Je travaille essentiellement sur le support international. Le produit est un peu différent mais je n’ai pas connu de souci d’adaptation particulier. C’était assez aisé de s’insérer professionnellement, les entreprises recherchant beaucoup de jeunes diplômés pour leur état d’esprit, leur méthode…