Publication le 11/10/2022 | MAJ le 12/12/2022

Le PLFSS prévoit l’ajout d’une année supplémentaire d’internat pour les étudiants en médecine générale. Celle-ci devrait entrer en vigueur à la rentrée universitaire 2023.
Cette quatrième année de troisième cycle sera réalisée en ambulatoire sous la supervision des maîtres de stages universitaires.
Selon un communiqué des deux ministères concernés par ce projet de loi (Enseignement supérieur et Santé), cette mesure sera au bénéfice des territoires en manque de praticiens.
Les étudiants qui ont choisi cette spécialité devront suivre un parcours de 10 ans au lieu de 9 ans pour obtenir leur diplôme de médecins généralistes. Cette année supplémentaire va ainsi entraîner un allongement du cursus.
Jusqu’ici, la médecine générale n’a que 3 années d’internat. Si cette mesure peut permettre aux internes d’accéder davantage aux formations spécialisées transversales, elle est contestée par le syndicat national des internes de médecine générale.
Selon son vice-président, Théophile Denise, « ils ne sont pas là pour pallier l’accès aux difficultés de soins », en référence à l’incitation de l’État à réaliser cette année supplémentaire dans les territoires les moins pourvus en praticiens.
À noter que les études de médecine en France s’effectuent en 3 étapes :
Pour la Conférence des doyens des facultés de médecine, l’ajout d’une année supplémentaire d’internat pour la médecine générale vise à obliger indirectement les internes à travailler dans les territoires souffrant de déserts médicaux.
Mais pour cela, « il faut les motiver en leur accordant une prime exceptionnelle », suggère son vice-président, Benoît Veber.